Un certain Paul Darrigrand

Un certain Paul Darrigrand

Philippe Besson

Julliard

  • par (Libraire)
    18 février 2019

    Coup de foudre sur le campus

    Plutôt pure que simple, plutôt bouleversante que sentimentale, l’histoire de cette passion fulgurante entre Philippe et Paul est de celles qui vous serrent le cœur et vous laissent K.O.
    Philippe Besson est à son apogée car s’il revient sur ses amours de jeunesse, il nous dévoile surtout les arcanes de son écriture.
    Par ce procédé, son œuvre n’en est que plus profonde et intime même si le sel de ses romans réside, à mon sens, dans les détails, les impressions, absolument tout ce que chacun d’entre nous peut éprouver mais que seul un grand écrivain peut faire naître à nouveau.


  • par (Libraire)
    26 janvier 2019

    Dans la droite ligne de son roman précédant « Arrête avec tes mensonges » Philippe Besson nous confie une année de sa jeunesse. Année décisive dans sa vie affective et qui a fait de lui celui qu’il est aujourd’hui. La 2ème partie du roman, qui touche au plus intime, est bouleversante. Comme il sait si bien le faire, tout est dit sans pathos, sans apitoiements, sans lourdeurs et toujours avec les mots justes. Que d’émotions !
    Valérie


  • par (Libraire)
    21 janvier 2019

    Philippe Besson est un auteur qui chaque année nous emmène dans ses introspections amoureuses. Avec « Un certain Paul Darrigrand », il nous raconte son deuxième amour de jeune homme troublé par la maladie. Pudique et tendre. Comme d’habitude.

    Depuis de nombreux ouvrages, l’écrivain s’est attaché à traquer avec un scalpel, les émotions de l’amour, la compréhension de ce premier moment qui fait que deux êtres en un éclair se voient et se désirent, qui fait que « L’histoire vient de commencer ». Paul Darrigrand est le second amant dévoilé et le lecteur comprend rapidement que le scalpel va fouiller les mêmes entrailles.
    Cette fois-ci, c’est la maladie qui va interférer dans cette relation d’amour, une maladie qui menace la vie même de Philippe Besson, une maladie qui mange les globules et qui en pleine exaltation d’un amour naissant va bouleverser une passion dévorante. Paul est marié, va être père de famille. Paul, l’amoureux, est maître, semble t’il, du jeu. Philippe Besson, subit, suit dans un dialogue paralysant où il est surtout, l’auditeur et non le conteur. L’univers habituel de Besson se retrouve, un univers égocentrique où l’on parle essentiellement des relations entre les êtres, de passion amoureuse, de sexe, d’affection, d’envie.
    A cette thématique devenue récurrente s’ajoute cependant le charme habituel de ses ouvrages: un style simple, pur, sans emphase qui touche au plus juste. Avec une grande sensibilité et une poésie indirecte les textes de Philippe Besson possèdent tous une petite musique, qui transfigure la réalité parfois triviale en petite épopée humaine. La mécanique diabolique des sentiments est décrite au plus près. Inspectant chaque recoin de la psyché humaine, Besson réussit à établir avec le lecteur une sorte de connivence, le persuadant que sa vie et ses textes nous sont personnellement destinés. A moins de ne jamais avoir été amoureux et de n’avoir jamais connu la foudre qui s’abat sur vous, ces « fulgurances, ces immédiatetés, la nécessité implacable ».

    Eric Rubert.


  • par (Libraire)
    3 janvier 2019

    Un certain Philippe Besson

    Besson conte ici sa relation avec le curieux Paul Darrigrand, dans une autobiographie à peine voilée, portée par une plume lyrique et captivante. Aux joies de l'amour succède bien rapidement les doutes, l'obligation de se cacher, et la peur, grandissante, de la maladie.
    C'est un roman sur la vie, ce qu'elle offre et ce qu'elle reprend, un roman empreint d'une sensualité et d'une tendresse infinies, sans fioritures : la beauté dans ce qu'elle a de plus simple et de plus universel.