Margaux L.

Moi, ce que j'aime, c'est les monstres
34,90
par (Libraire)
25 août 2018

Moi ce que j'aime , c'est cette BD !

Il faut avant tout que je vous parle d'Emil Ferris, cette femme qui force mon admiration à la fois par son trait extraordinaire mais aussi par son histoire hors du commun ... Elle est née en 1962 à Chicago, illustratrice et mère célibataire elle gagne sa vie en dessinant des jouets et en participant à la production de films d'animation. Lors de la fête de son quarantième anniversaire elle se fait piquer par un moustique qui va lui inoculer une méningo-encéphalite : une des forme les plus graves du syndrome du Nil Occidental. On lui annonce alors qu'elle ne pourra sans doute plus jamais marcher, et pire encore, sa main droite, celle avec laquelle elle dessine, ne peut plus tenir un stylo.
Emil, entourée par ses amis et sa thérapeute décide de se battre contre son corps pour ramener sa plume à la vie. Elle ira jusqu'à scotcher un stylo à sa main pour dessiner.
Il lui aura fallut 6 ans pour écrire son roman graphique « Moi, ce que j'aime, c'est les monstres ». Après 48 refus d'édition, un éditeur indépendant accepte le manuscrit, à mon grand bonheur !

« Moi, ce que j'aime, c'est les monstres » est une œuvre grandiose et envoûtante. Karen, fillette de 10 ans, fascinée par les monstres, créatures effrayantes et sanguinolentes, imagine qu'elle est un loup-garou. Quand sa voisine de toujours, la belle mais mystérieuse Anka est retrouvée morte dans son appartement, la police conclu à un suicide … Mais Karen n'y croit pas une seconde, elle décide alors de mener son enquête.
Dans un univers monstrueusement magnifique Karen évolue à la recherche de la vérité, quitte à déterrer des secrets encore plus monstrueux que les vampires qui peuplent ses comics préférés...

Une œuvre monumentale à côté de laquelle il serait dommage de passer !

Poussin-Bleu - Tome 01 - L'Armure d'or
par (Libraire)
11 août 2018

« Cette fois, c’est la guerre. La guerre des dieux rouges, ces rejetons d’un paternel divin mourant qui vont s’entre-déchirer pour prendre le pouvoir.
Mais il y a des règles : chacun devra se choisir sur terre un champion, qui accomplira une quête avant de rejoindre l’arène finale.
Curieusement, la ou ses adversaires selectionnent des guerriers barbares et autres monstres marins, la déesse des animaux choisit un Poussin bleu pour la représenter dans la bataille a venir.
Du haut de ces 15 jours et de ces 10 cm, celui-ci sent qu'il a toutes ses chances. »

Parodie sagace d’heroic fantasy, ce récit est bien une quête de longue haleine, jouant en permanence sur le décalage, le comique de répétition, l’humour référentiel, et l’effet de surprise, prenant dès que possible à contrepied le lecteur, le tout dans un style au trait épais et cartoonesque, renforcé par des couleurs très tranchées.
Monsieur le chien semble s’amuser comme un petit fou. Et nous aussi.

L'obsolescence programmée de nos sentiments
par (Libraire)
6 juin 2018

" Le corps se résigne plus vite que l'âme. "

Ulysse, 57 ans, seul et résigné accepte tant bien que mal sa retraite anticipée. Méditerranée, quant à elle, subit inexorablement le modelage du temps sur son corps d'ancienne top model et la perte de sa mère.
Le temps qui fuit, rapprochant la venue, funeste, de la grande faucheuse. Leur rencontre sera un renouveau inattendu, magnifique, que la société et ses conventions tenteront de leur voler. Vous vous rendez compte, à leurs âges, tomber amoureux ...
Un joli pied de nez à la machine écrasante du temps qui broie, le corps certes, mais pas l'esprit.

"L'esprit, lui, est mauvais perdant.
Il ne conçoit que par à-coups,
Par révélations douloureuses,
Par effrois successifs."

Séduire Isabelle A
6,90
par (Libraire)
9 mai 2018

L'amour suffit-il ?

On dit que l'amour peut soulever des montagnes, encore faut-il avant avoir survécu à l'épreuve de la rencontre des beaux-parents. Voilà le pétrin dans lequel s'est fourré le héros...d'autant plus qu'il a affaire à de sacrés personnages !Une plongée rafraîchissante dans une famille de doux-dingues !

The Hate U give , La haine qu’on donne

La haine qu’on donne

Nathan

17,95
par (Libraire)
8 mai 2018

"Percutant, brillant, bouleversant." John Green

" Nous voulons l'arrêt immédiat de la brutalité policière et des meurtres des Noirs, des autres gens de couleur et des opprimés."

Starr et ses frères ont appris par cœur le programme en dix point des Black Panthers, ce mouvement révolutionnaire de libération afro-américaine que leur père soutient depuis toujours. Ces mots prennent un sens nouveau le jour où Starr assiste au meurtre de Khalil par un policier alors qu'ils rentraient chez eux. Pour rendre justice à son meilleur ami elle n'a qu'une solution, utiliser son arme la plus précieuse : sa voix.
The Hate U Give soulève beaucoup de question existentielles, culturelles et sociétales. Notre héroïne est tiraillée entre deux quotidiens : celui de son ghetto où la violence fait partie de la vie de tous les jours et celui de son lycée de "blancs" dans lequel ses parents l'ont inscrite pour lui donner les meilleures chances dans la vie. Qui est-elle vraiment ? Pourquoi doit-elle se censurer en permanence pour rester cool au lycée, ne pas passer pour la victime ou la "cassos" de service ?
J'ai adoré le personnage de Starr, la clairvoyance de l'auteure, et la juste balance entre les moments de lucidité de l'adolescente et ceux de pure haine, où les émotions dictent ses actions ... Et les conséquences d'un tel lâcher prise.

La haine qu'on donne est un roman qui parle de l'actualité, parfois brûlante, parfois brutale. C'est un roman nécessaire à mettre dans les mains des adolescents à partir de 14 ans.